07/10/2009

Hannah Arendt, Sur l'antisémitisme, éd. Calmann-Lévy, 1973

Hannah Arendt, Sur l’antisémitisme, Calmann-Lévy, 1973

 

“(...) l’histoire elle-même est détruite, et sa compréhension - fondée sur le fait qu’elle est l’oeuvre des hommes et peut être comprise par eux - est menacée, si les faits ne sont plus regardés comme des composants du monde passé et présent, mais sont utilisés à tort comme modes de preuve de telle ou telle opinion.” (p.36)

 

(Philosophes des Lumières, antisémites, sauf Diderot)

 

(p.63) “Diderot, le seul des philosophes français qui ne fut pas hostile aux Juifs (...)”

 

(p.101) Le meilleur terrain d’étude de l’antisémitisme en tant que mouvement politique, au 19e siècle, est la France, où, pendant près de dix ans, il domina la scène politique.”

 

(p.110) “L’antisémitisme français, en outre, est plus ancien que ses homologues européens, de même que l’émancipation des Juifs remonte en France à la fin du 18e siècle.  Les hommes des Lumières qui préparèrent la Révolution française méprisaient tout naturellement les Juifs: ils voyaient en eux les survivants du Moyen Age, les odieux agents financiers de l’aristocratie.”

14:17 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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