07/10/2009

Les Pastoureaux: antisémites; Luther: antisémite

(p.37) En 1320, les paysans du nord de la France — les « Pastoureaux » — partent en « Croisade » dans le sud du pays pour y exterminer les com­munautés juives. Entre 1347 et 1350, on accuse les Juifs d'avoir provoqué la peste noire en empoisonnant les eaux et on les massacre par milliers. En 1394, les Juifs sont définitivement expulsés de France.

L'antisémitisme chrétien se cristallise en Occident à partir de la deuxième moitié du XIVe siècle. La réputation d'usuriers faite aux Juifs accroît encore leur impopularité. Toute la fin du moyen âge est remplie de massacres, de conversions forcées et d'expulsions de Juifs. Parqués dans des ghettos, dont les portes sont fermées le soir à clé, en marge de la société, traités en êtres inférieurs, soumis à la capitation, les Juifs sont persécutés dans toute l'Europe. Comme l'écrit Erasme, au début du XVIe siècle, « s'il est d'un bon chrétien de détester les Juifs, alors nous sommes tous de bons chrétiens » (50). Et Luther, en 1542, en publiant Contre les Juifs et leurs mensonges, témoigne du même état d'esprit.

                                       Luther 7Luther

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le pape Nicolas V

A la fin du XIVe siècle, des massacres de Juifs sont perpétrés dans la plupart des villes de l'Espagne. (…)

(p.39) Le préjugé de race et de couleur s'accroît considérablement avec la découverte de l'Amé­rique et celle de la route maritime des Indes par !e Pacifique.

(p.40) Une bulle du pape Nicolas V, en 1455, autorise "les Portugais à réduire en esclavage les sarrasins, païens et autres ennemis du christ et au sud des cas Bogador et Nen, y compris les côtes de Guinée, sous réserve bien entendu de convertir les captifs au christianisme. » On voit que le facteur religieux continue à être un des caractères essentiels du racisme européen. « Les Espagnols donnaient pour excuse des mauvais traitements infligés aux originaires d’Amérique et des Antilles le fait que ces derniers n’étaient pas des descendants d’Adam et Eve. »

Espagnols et Portugais exterminaient dès lors sans scrupules les Indiens qui refusaient de se convertir. (…)

 

(p.49) Urbain VIII (P. 1623-1644), un siècle plus tard, s'élève contre les mauvais traitements infligés aux Indiens d'Amérique et condamne à nouveau l'esclavage et le travail forcé.

Alexandre VII (P. 1655-1667), dans son Ins­truction à l'usage des vicaires apostoliques en partance pour les royaumes chinois de Tonkin et de Cochinchine délivrée en 1659, recomman­de aux missionnaires catholiques de se consa­crer à leurs fonctions religieuses et de ne pas s'occuper des affaires politiques et de l'adminis­tration civile. Par ailleurs, le pontife prescrit le respect des usages du pays : « Ne mettez aucun zèle, n'avancez aucun argument pour convain­cre ces peuples de changer leurs rites, leurs coutumes et leurs mœurs, à moins qu'ils ne soient évidemment contraires à la religion et à la morale. (…)

 

(p.56) Comme l’a démontré le professeur Toynbee, les protestants anglo-saxons, qui prennent la tête du mouvement colonisateur à partir du XVIIe siècle et dont la religion est directement inspirée par l’Ancien Testament, s’identifient avec Israël, le ‘peuple élu’, et exterminent impitoyablement les indigènes américains et australiens.

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Kant, antisémite

                                          8Kant

(p.61) En 1715, Emmanuel Kant, dans son Mémoire sur les différentes races humaines, pense que le mélange des races provoque la diminution graduelle des qualités de l'espèce humaine. Il attaque également le néfaste « esprit judaïque ».

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Voltaire, antisémite

                                     9Voltaire

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Voltaire, antisémite

(p.64) Voltaire, dans son « Traité de métaphysique » (1734) se montre partisan de la supériorité des Européens, « hommes, écrit-il, qui me paraissent supérieurs aux nègres, comme ces nègres le sont aux singes et comme les singes le sont aux huîtres … »

Cet homme, qui n’a pas hésité à prendre des parts dans une entreprise nantaise de traite des Noirs – placement très rémunérateur à l‘époque – dénonce, néanmoins, dans ‘Candide’ (1759), les abus de l’esclavage chez les colons hollandais de Surinam : (…).

(p.66) Voltaire se révèle violemment antisémite dans son ‘Dictionnaire philosophique’. L’article « Juif » est, avec ses trente pages, le plus long du Dictionnaire. « Sa première partie (rédigée vers 1745) s'achève ainsi : ... vous ne trouverez en eux qu'un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent ; suit la fameuse recommandation qui dans un tel contexte pro­duit l'effet d'une clause de style : // ne faut pourtant pas les brûler (83). »

La correspondance de Voltaire confirme ses positions racistes. Relevons ce passage sugges­tif d'une lettre de Voltaire au chevalier de Lisle datée du 15 décembre 1773 : « ... Mais que ces déprépucés d'Israël, qui vendent de vieilles culottes aux sauvages, se disent de la tribu de Nephtali ou d'Issachar, cela est fort peu impor­tant ; ils n'en sont pas moins les plus grands gueux qui aient jamais souillé la face du globe (84).

(83)  Cité  par L.   POLIAKOV,  op.  cit.,  t.   III,  pp.  105-106.

(84) Cité par L. POLIAKOV, op. cit., t.  III, pp. 106-107. - Profi­tons de l'occasion pour rappeler que Voltaire estime que la hiérar­chie des classes sociales est bienfaisante et qu'il faut se garder de développer l'enseignement des  classes  populaires :  « Il  me  paraît essentiel  qu'il  y ait des gueux  ignorants...  Ce  n'est  pas le ma­nœuvre qu'il  faut  instruire,   c'est  le  bon  bourgeois,   c'est   l'habi­tant des villes... Quand  la  populace  se  mêle de  raisonner,  tout est perdu... Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu'il   soit   instruit. »   (Lettre   de   Voltaire  à   Damilaville  datée   du 1er  avril 1766).

 

 

(p.75) L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert revendique l’égalité de tous les hommes, l’abolition de l’esclavage, de la tyrannie arbitraire du pouvoir judiciaire et de toute forme de contrainte. Il faut toutefois remarquer que ces revendications s’identifient avec les intérêts de la bourgeoisie. D’où leur caractère limité et parfois contradictoire. (…)

Ainsi, certains des leurs 200 collaborateurs ne professent pas toujours l’esprit de tolérance de Diderot et conservent souvent une attitude raciste envers les Noirs.

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Fichte, raciste

LES DOCTRINAIRES DU RACISME

                                                 9aFichte

(p.96)  Le philosophe J.G. Fichte glorifie la race germanique, quintessence de la race blanche :; en estimant que saint Jean doute des origines juives de Jésus, il crée le mythe d’un « Christ aryen ».

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Hegel, raciste, voire antisémite

                                                9bHegel

Le grand philosophe allemand, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, considère les races de couleur comme inférieures et non évolutives ; il prône la supériorité des Germains sur les Slaves et les Latins ; (…). Il attaque les Juifs avec férocité : (…).

Vers 1845, Christian Lassen oppose les Aryens supérieurs aux sémites inférieurs. « L’ethnocentrisme européen (p.97) qui dès le Siècle des des lumières avait faussé l'anthropologie naissante, s'exalte prodigieuse­ment à l'ère du romantisme et des nationalismes : il oriente la pensée des savants, et pré­side à la gestation de leurs hypothèses et de leurs classifications. C'est dans cette ambiance que s'élabore une tri-partition mystique : l'Aryen, ou le vrai homme, se définit aussi bien par rap­port au frère Sem, le Juif mi-homme, mi-démon, que par rapport au frère Cham, le Noir mi-bête, mi-homme (2). »

 

(2) L. POLIAKOV, Histoire de l'antisémitisme, t.  III, ftp. 330-331.

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