29/05/2017

Platon et la cité idéale, à l'origine du totalitarisme

 

in: Magee Bryan, Histoire illustrée de la philosophie, Ed. Le Pré aux Clercs, 2001

 

PLATON

(p.29) « Dans sa cité idéale, une classe intermédiaire, qu’il appelle celle des auxiliaires, maintient l’ordre sous la direction d’une classe dominante composée de philosophes. Ainsi présentée, la cité idéale de Platon ressemble aux sociétés communistes du XXe siècle.  Il est indéniable que la pensée politique de Platon a exercé une immense influence au fil des siècles, en particulier sur les doctrines totalitaires de droite comme de gauche qui ont caractérisé le XXe siècle.

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Jeux Olympiques en Grèce: étrangers non admis

Vaute Paul, Onze siècle de jeux pour Zeus, LB 21/08/2000

Apollon a aussi ses jeux (les Jeux pythiques), tout comme Neptune (les isthmiques) et Hercule (les Néméens).

Vaute: Le refus des étrangers, au moins dans les premiers siècles des Jeux, montre aussi qu’une différence est faite entre ce qui est grec et ce qui ne l’est pas

Hannick Jean-Marie (Unité Histoire de l’Antiquité - UCL): Oui.

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Aristote et Démosthène

          

Aristote justifie l'esclavage ... 4Aristoteles

            Démosthène, un raciste  3Démosthène

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07/10/2009

les "barbares" pour les Grecs

SALMON Pierre, Le racisme devant l’histoire, Labor-Nathan, 1973

 

(p.18) Le terme ‘barbaros’ signifie à l’origine ‘non grec’, (p.19) mais après les guerres médiques, les Grecs se considérant comme supérieurs aux autres peu­ples, il prend le sens péjoratif que nous lui con­naissons. Au Ve siècle avant notre ère, pour Euripide, il est juste que les Barbares obéissent aux Grecs comme les esclaves aux hommes libres (12) — thèse qui est reprise au IVe siècle par Démosthène (13) et par Aristote (u). Pour Isocrate, entre Grec et Barbare, il n'y a pas moins de différence qu'entre l'homme et l'animal (15).

Cependant, les Grecs estiment que le genre humain est un et que les différences entre les peuples sont accidentelles (16). « Pour un homme bien né, écrit Démocrite, à la fin du Ve siècle avant J.-C., le monde entier est la patrie (17). » A la même époque, le sophiste athénien Antiphon déclare : « Le fait est que, par nature, nous sommes tous et en tout de naissance identique, Grecs et Barbares ; et il est permis de constater que les choses qui sont nécessaires de néces­sité naturelle sont (communes) à tous les hom­mes … Aucun de nous n'a été distingué à l'origine comme Barbare ou comme Grec : tous nous respirons l’air par la bouche et par les narines.

 

(12) EURIPIDE, Iphigénie à Aulis, 1400-1401.

(13) DEMOSTHENE,   Troisième Olynthienne,  24.

(14) ARISTOTE,   Politique,   1,  1,   5.

(15) ISOCRATE,   XV,   293.

(16) Cfr   O.   REVERDIN,   Crise spirituelle et  évasion,   dans En­tretiens sur l'Antiquité Classique,  t.  VIII,   Grecs  et Barbares  (Ge­nève, 1961),  p. 89.

(17) DEMOCRITE,   fragment   247   (Diels).

 

 

(p.22) Mais il faut se garder d’oublier que la société grecque repose sur l’esclavage. Aristote cherche à le justifier (…).

 

 

 

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Tacite, antisémite

 

                                     Tacite6Tacite

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Empire Romain / Rome: antisémite

(p.25) (…) les Romains considèrent com­me Barbares ceux qui n'appartiennent pas au monde culturel gréco-romain. Certains auteurs latins insistent sur la sauvagerie des peuples barbares de Gaule et de Germanie ; ils mani­festent parfois une attitude intolérante en soulignant les différences des modes de vie entre Romains et barbares.

Par ailleurs, le mépris de la loi romaine et la xénophobie des Juifs provoquent dans l’Empire de violentes réactions antisémites. Tacite, dans ses ‘Histoires’, attaque les principes religieux et les mœurs des juifs : « (…). (p.26) Ceux qui adoptent leur reli­gion suivent la même pratique, et les premiers principes qu'on leur inculque sont le mépris des dieux, le reniement de leur patrie et l'idée que parents, enfants, frères et sœurs sont des cho­ses sans valeur... Les pratiques des Juifs sont bizarres et sordides (ludaeorum mos absurdus sordidusque) (33). »

Le mode de vie des Juifs, basé sur un monothéisme absolu et l'observance de la Loi, tend à les isoler du milieu romain. On constate parfois chez les Romains des poussées d'antisémitisme virulent et chez les Juifs des manifestations de nationalisme xénophobe.

 

De part et d'autre, on fait alors preuve d'un acharnement atroce : si Titus ordonne la des­truction complète de Jérusalem en 70, lors de la révolte de Cyrène, sous le règne de Trajan, Dion Cassius raconte que les Juifs « égorgèrent les Romains et les Grecs, mangèrent leur chair, se ceignirent de leurs entrailles, se frottèrent de leur sang et se couvrirent de leur peau ; ils en scièrent plusieurs par le milieu du corps, en exposèrent d'autres aux bêtes et en contraignirent quelques-uns à se battre comme gladiateurs. »

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racisme au moyen-âge

(p.28) Au IXe siècle, les Juifs, assurés de l'appui des autorités musulmanes, se transforment de persécutés en persécuteurs : ils obtiennent que les chrétiens d'Espagne soient placés devant l'alternative du choix entre la mort et la conver­sion au judaïsme ou à l'Islam (40).

Dans les autres Etats chrétiens de l'Europe du haut moyen âge, l'Eglise catholique cherche à enrayer l'extension du judaïsme : elle se pré­occupe surtout des Juifs titulaires de fonctions publiques qui pourraient exercer des pressions pour obtenir la conversion de chrétiens à la religion juive. C'est pourquoi le 5e concile de Paris (614 ou 615) impose le baptême aux Juifs qui occupent des fonctions publiques ainsi qu'aux membres de leurs familles. De nombreuses lois sont également édictées pour empêcher les Juifs d'amener au judaïsme les esclaves et les serviteurs se trouvant sous leur domination.

(p.29) (…) en dehors de l’Espagne, la cohabitation demeure étroite, durant le haut moyen âge, entre juifs et chrétiens.

Tout change au début du XIe siècle. Des rumeurs concernant la responsabilité des juifs (p.33) dans la destruction de l'Eglise du Saint-Sépulcre à Jérusalem par les Musulmans en 1009 circu­lent en Occident. La persécution éclate en Fran­ce où les autorités civiles et religieuses décident d'expulser les Juifs de leurs cités. A Rouen, Or­léans et Limoges, la foule déchaînée se charge elle-même de faire justice! «Voués à la haine universelle, ils furent donc les uns expulsés, les autres passés au fil de l'épée ou bien noyés dans les fleuves ou tués d'autres manières en­core, sans parler de ceux qui se donnèrent eux-mêmes la mort. Les évêques interdirent aux chrétiens d'entretenir aucun rapport avec eux, sauf s'ils acceptaient le baptême et promettaient de répudier toutes les mœurs et coutumes jui­ves : en effet, beaucoup se convertirent, nous dit Raoul Glaber, mais bien plus par peur de la mort que par l'attrait de la vie éternelle. Car, souvent ils acceptèrent le baptême pour la forme uniquement et retournèrent assez vite, une fois la tourmente passée, à leur ancienne foi (42). » Cette persécution devait connaître d'atroces prolongements en Rhénanie, principa­lement à Mayence.

Dès le milieu du XIe siècle, le concile de Coyaza (1050), dans le diocèse d'Oviedo, inter­dit aux chrétiens d'Espagne d'habiter les mêmes maisons que les Juifs. Cette ségrégation imposée dans les lieux d’habitation est une lointaine préfiguration du ghetto.

(p.34) Les Croisades amenèrent la déterioration progressive de la condition des Juifs. Durant l’été 1096, on massacre des Juifs dans toute l’Europe . Pour eux, le choix est clair : la baptême ou la mort ! Et beaucoup préfèrent la mort ! (…)

Au XIIIe siècle, le Concile de Latran (1215) impose aux Juifs une discrimination vestimentaire par le pot d’un signe distinctif. En France, en Italie et en Espagne, tout Juif est contraint sous peine de fortes amendes ou de châtiments corporels de coudre sur son vêtement la rouelle (marque de forme circulaire et généralement de (p.35) couleur jaune). En Allemagne et en Pologne, tout Juif est contraint de porter un couvre-chef spécial, le chapeau pointu. Dans toute l'Europe, la condition des Juifs devient semblable à celle des serfs. « Les meubles mêmes du Juif sont au baron », dit un adage de l'époque. En 1235, un comte de Bourgogne sur le point de mourir n'hésite pas à distribuer à ses sujets les biens de ses Juifs (45).

La papauté s'efforce de faire respecter la vie et les biens des Juifs. Dans sa bulle du 17 janvier 1208, le pape Innocent III déclare : « Dieu a fait Caïn un errant et un fugitif sur terre, mais l'a marqué, faisant trembler sa tête, afin qu'il ne soit pas tué. Ainsi les Juifs, contre lesquels crie le sang de Jésus-Christ, bien qu'ils ne doivent pas être tués, afin que le peuple chrétien n'oublie pas la loi divine, doivent rester des errants sur terre, jusqu'à ce que leur face soit couverte de honte, et qu'ils cherchent le nom de Jésus-Christ, le Seigneur... (46). »

 

 (45)  Cfr  B. BLUMENKRANZ,  op.  cit.,  p.  387.

 (46) MIGNE,   P.L,  215,   1291,     190.  (Traduction  de   L.   POLIAKOV,  op.  cit., t.   I,   p. 262)  -  Cfr aussi   le  préambule qui   précède la  bulle  de  protection Sicut Judeis  du   pape   Innocent   III :   « Bien que l'infidélité  des  Juifs  soit   infiniment  condamnable,   néanmoins, ils   ne   doivent  pas   être   trop   persécutés   par   les   fidèles.   Car   le
psalmiste  a  dit :  Ne  les  tue  pas  de  peur que  mon  peuple  ne l'oublie ;  autrement  dit,   il   ne  faut  pas  détruire   complètement   les Juifs, pour que les Chrétiens ne risquent pas d'oublier la Loi, que (ces Juifs)   inintelligents   portent   dans   leurs   livres   intelligents... »
Texte cité par L. POLIAKOV, Histoire de l'antisémitisme,  t.  Il,  De Mahomet aux Marranes (Paris, 1966), p. 306.

 

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